Thérapie corporelle
« J’ai face à moi un corps qui lutte , qui se défend, qui tremble qui rougit, qui sue, mais qui peu à peu se décharge et s’apaise. (…) C’est en partageant mes expériences avec des psychologues, des psychiatres, des médecins généralistes, des nutritionnistes et à travers mes différentes lectures psychanalytiques que j’ai saisi l’importance de l’écoute du corps dans ses zones non mobiles.(…) Le corps est à la fois l’origine de la formation de l’individu mais il est surtout l’interprète de son histoire. Je ne traduis pas la psyché mais les sensations de chaque personnes. J’observe comment chacun accueille les troubles de son corps, et j’adapte ma thérapie.»
Ma pratique consiste à d'appréhender le fonctionnement de l'esprit humain à partir de la structure du langage corporel. en d'autres termes à établir le lien entre le corps et l'esprit, entre l'émotion et le physique. A travers l'analyse de l'empreinte émotionnelle, ma pratique a pour but de rétablir un équilibre entre le corps et la pensée; le travail se fait par la respiration, par des exercices de gymnastique en fonction de l'émotion qui vous caractérise.
Rosalie Evelyn
LA THÉRAPIE DU CORPS
La thérapie est un procédé de conditionnement et de déconditionnement adopté face à un trouble comportemental pour tenter de le soigner. Le comportement se rattache à la manière de se comporter. Se comporter détient en son sein deux notions : « com » qui en latin signifie « avec » et « porter » qui désigne le fait de « soutenir le poids de ». Ici le travail proposé consiste à soulager son corps du poids des choses.
LE RÔLE DE LA RESPIRATION
Pour certaine thérapie, on utilise la parole. Ici le langage adopté est celui du corps. Il s’agit d’abord de comprendre la mise en place et le développement d’un processus simple, un acte à la fois inconscient et inéluctable : le fait de respirer. Ce mouvement spontané décrit à lui seul une part importante de notre intimité. À la fois par les tensions, les peines et les retenues qui s’y cachent mais aussi parce qu’il est la représentation directe de la relation profonde que l’on entretient avec le monde. L’exemple le plus frappant est « l’étouffement volontaire ». Les sensations comme le stress, la peur où les interdits entraînent fréquemment une mauvaise gestion vis-à-vis de l’air qui rentre ou qui sort. Ce trop plein chez certains, cette carence chez d’autres s’inscrit peu à peu dans le comportement, bouleverse le rythme originel de la respiration et marque durablement l’organisme de chacun. Conditionner le corps à respirer convenablement revient à le soulager du poids des sensations mal maîtrisées qui trop souvent l'accablent. Si le mécanisme pulmonaire est la source du mal qui ronge les corps, il s’avère un excellent remède à toutes les peines qui se sont transformées, au fil des années, en tensions et en raideurs.
ANALYSE DE LA MOBILITÉ ET IMPORTANCE DU MOUVEMENT
La base de la thérapie consiste à rechercher la dynamique du corps depuis son origine. Pour se faire il faut tout à la fois quérir le rythme qui le compose, décoder les tensions qu’il loge et s'accorder à la personne qui se trouve en face. La mobilité lors des séances est donc primordiale. Les mouvements pratiqués visent à récupérer une souplesse oubliée, celle qui accompagnait chacun de nos gestes lors de la prime enfance. Ces exercices ne se font pas dans la force, ou du moins pas dans la force telle qu’on l’entend habituellement. La puissance utilisée ici est celle de l’air maîtrisé. Certes, le geste est important, l’air qu’il abrite l’est encore plus.... En effet, irrigué de toute part le corps reconstruit les processus naturels d’ouverture et de fermeture, d’enroulement et de déroulement, de flexion et d’extension qui composent son arc réflexe. Une attention particulière est portée sur l’assise, l’ancrage, l’allure, les différentes zones à alléger et les ceintures pelviennes et scapulaires.
Irrigué de toutes parts le corps se cabre : pleure, tremble, sue, rougit, mais se libère de tout ce qu’il renferme à travers son histoire et sa perception du monde et arrête de « soutenir le poids de » par un comportement inhabituel mais naturel.